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Clotilde Martory

Chapter 6 No.6

Word Count: 2088    |    Released on: 30/11/2017

s traversés, il me semble que ce sont les plus beaux du monde. Sur cette route blanche je n'ai pas aper?u un g

eut-être n'a-t-elle pas les frais ombrages que j'ai cru voir; peut-être les oiseaux sont-ils aussi rares sur ses arbres que dans toute la Provence, où il n'y en a guère. Tout est possibl

oulait devant nous, divers et changeant à mesure que nous avancions? Que m'importaient les arbre

maintenant c'était un charme plus doux, mais non moins puissant, qui m'envahissait et me pénétrait jusqu'au coeur; c'était la séduction de son sourire, la fascination troublante

ue, étendant la main, elle me montra dans le lointain, au bas d'une c?te

assis était à quatre ou cinq lieues de Ma

t plus de dix, dit

c pas dans la v

st Cassis que vous a

le partit d'un éclat de rire si franc que je me mis à rire

ons de merveilleu

nt-Cyr, Cassis est à quatre lieues de Marseille, mais nous somm

; nous serions venus par Toulon ou par Cons

niaiserie, est le chateau qui a décidé votre voyage à Cassis. Plus bas auprès de

ule, j

ce qui ne ressembl

de loin la confu

vous serez mieux dans la vérité; aussi suis-

que j'avais pris des renseignements sur elle et sur son père. Qu'elle soup?onnat que je n'étais venu à Cassis q

a été prise à Sainte-Hélène, sur le tombeau de l'empereur, mais il n'a encore que quelques

inspire Napoléon est très-complexe, composé de bon et de mauvais; ce n'est ni de l'amour ni de la haine, et je n'ai à son égard ni les supersti

aimer l'empereur. Là-dessus il ne souffre pas la contradiction. Sa foi, je vous en préviens, est très-in

dmirent le vainq

t à Austerlitz; il pourra vous raconter sur cette grande bataille des choses intéressantes.

nom dans la retraite d

dit-elle en m'exa

out le mo

aissèrent dev

nt de silence

gardez donc

is

tinct au bas de deux vallons qui se joignent au bord de la mer. Au-dessus des toits et des

te et monotone: point d'arbres, et seulement ?à et là des oliviers au feuillage poussiéreux

re plus agréables; d'un c?té, des roches crevassées ent

elle, comment tro

tore

Portmiou où viennent sourdre les eaux douces qui se perdent dans les paluns d'Aubagne. Gravissez cette montagne que nous avons sur notre gauche, et, après avoir dépassé les bastides, vous trouverez de grands bois où la promenade est agréable. Ces bois vous conduiront au cap Canai

lèvres; elle la devina et

escendez à la Croix-Blanche et faites-vous servir une bouillabaisse pour votre d?ner; c'est la gloir

s que ce serait le général Martory lui-même qui viendrait au-devant de sa fille, et qu'ainsi la présentation pourrait se faire tout de suite; mais mon atten

alade, n'est-ce pas

puis il fait sa partie d'échecs avec le commandant, et vous savez, qu

is je n'osai pas, et je dus me résigner à me sépa

ain, d

eux, regardant encore dans la rue lo

a dans la réalité en venant m

-moi préparer de la bouillabais

que je me retrouvai assez ma?tre de moi pour réfléchir rais

jour de chaleur, s'était endormie et, dans le silence du soir, la mer seule, ave

sur les pierres du rivage, examinant ce qui

e, et je l'aimais non d'un caprice frivole, non d'un désir passager, mais d'un amour profond, irrésistible, q

reusement la réponse que je pouvais lui faire dépendait d'une autre question que j'étai

'étais plus moi, j'étais elle; ce serait donc ce qu'elle vo

ment, il y a un charme en elle, une fascination qui, par son geste, le timbre de sa voix, un certain mouveme

rit, son caractère? Comment a-t-elle été élevée? que doit-elle à la

cette voiture que j'ai pu la conna?tre. Sous le charme,

jeune fille honnête et pure, la jeune fille idéale, par exemple? Et Clotilde n'avait-elle pas ét

. Ce fut inutilement que pendant plusieurs heures je tournai et retournai ces difficiles problèmes dans ma t

osant sur son bras replié. Je la secouai doucement d'abord, plus fort ensuite, et après quelques minu

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Clotilde Martory
Clotilde Martory
“Un roman habilement construit, où Hector Malot dénonce sans concession les intrigues du prince Louis-Napoléon, et nous brosse un portrait riche en couleurs de la société et des caractères du début du Second EmpireLe capitaine Guillaume de Saint-Nérée, officier rigoureux, honnête et loyal au régime républicain, se trouve à Paris au moment du coup d'Etat du 2 décembre 1851 ; il assiste impuissant et révolté au déroulement du complot et en décrit avec précision les mécanismes.De retour en garnison à Marseille, il est chargé de pacifier le pays varois, où se sont insurgés les partisans de la République. Il se retrouve écartelé entre son sens de l'honneur et l'amour qu'il porte à Clotilde, jeune Provençale, charmante, irrésistible et pleine de finesse, fille d'un vieux général de Napoléon Ier.Découvrez les oeuvres d'Hector Malot, publiées par Encrage Edition. Des romans réalistes et sociaux pour plonger au coeur du 19e siècleEXTRAITQuand on a passé six années en Algérie à courir après les Arabes, les Kabyles et les Marocains, on éprouve une véritable béatitude à se retrouver au milieu du monde civilisé.C'est ce qui m'est arrivé en débarquant à Marseille. Parti de France en juin 1845, je revenais en juillet 1851. Il y avait donc six années que j'étais absent ; et ces années-là, prises de vingt-trois à vingt-neuf ans, peuvent, il me semble, compter double. Je ne mets pas en doute la légende des anachorètes, mais je me figure que ces sages avaient dépassé la trentaine, quand ils allaient chercher la solitude dans les déserts de la Thébaïde. S'il est un âge où l'on éprouve le besoin de s'ensevelir dans la continuelle admiration des œuvres divines, il en est un aussi où l'on préfère les distractions du monde aux pratiques de la pénitence. Je suis précisément dans celui-là.A PROPOS DE L'AUTEURHector Malot, né à la Bouille (près de Rouen), le 20 mai 1830, mort à Fontenay-sous-Bois, le 17 juillet 1907, devint, après des études de droit et des emplois de clerc de notaire puis de journaliste, l'auteur d'environ soixante-dix romans de veine réaliste, dans lesquels il offre un panorama fidèle de tous les milieux de la société de son siècle.”