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Clotilde Martory

Chapter 3 No.3

Word Count: 1822    |    Released on: 30/11/2017

avais rien à y faire, pu

uce et lumineuse, sans un souffle d'air qui fit résonner le feuillage des grands roseaux immobiles et raides sur le bord des canaux d'irrigation. De temps

l'apre parfum qui s'exhalait des pinèdes que je traversais. Les ombres que les arbres projetaient sur la route blanche me paraissaient avoir quelque chose de fantastique qui me troublait; l'air qui m'enveloppait me semblait habité, et d

r. Est-ce que j'aimais cette jeune fille que je ne conn

e! c'était

cette émotion, cette chaleur; pourquoi cette sensibilité

vissante, adorable. Mais ce n'était pas la premièr

serait monstrueux. On aime une femme pour les qualités, les séductions qui, les unes après les autres, se révèlent en elle dans une fréquentati

ue ma jeune fille m'avait seulement paru charmante, et que le sentiment qu'el

la conviction monte du coeur aux lèvres et ne descend pas des lèvres au coeur. Or, il y avait dans

ns à me rappeler une scène du Roméo et Juliette de Shaks

paroles avec elle. Il part, car la fête touchait à sa fin lorsqu'il est entré. Alors Juliette, s'adressant à sa nourrice, lui dit: ?Q

ses fictions, comme nos romanciers, pour le seul effet pittoresque. Quelle curieuse ressemblance entre cette situation qu'il a inventée et la mienne! c'est aussi d

point au rendez-vous arrêté entre nous. Ce fut le soir du deuxième jour seulement que je

is c'était bien de ses excuses que mo

bi

onnez

om, so

uis d

l'avez-vous

que si vous me pardonnez de v

fois, cent fois, aut

pas vous faire languir: conna

N

ory, qui a commandé en Algérie pendant les

, mais je ne conna

hez un parent, M. Lieutaud, employé à la mairie; M. Lieutaud avait été invité comme fonctionnaire, et mademoiselle Clotilde Martory a accompagné sa cousine. J'espère que voilà des renseignements précis; maintenant, cher a

emps à faire des cancans; il faut qu'il sache ce que font les gens les plus insignifiants, et aussit?t qu'il l'a appris, il va partout le racontant; mais da

e paysans qui s'est engagé à dix-sept ou dix-huit ans;

selle Clotilde n'est d

s'est marié tard, pendant les premières années du règne de Louis-Philippe, avec une jeune femme de Cassis précisément, une demoiselle Lieutaud, et de ce mariage est née mademoiselle Clotilde Martory, qui do

rémen

n'avait pas un sou de fortune. Louis-Philippe le remit en service actif et il devint général en Algérie. Ce fut alors qu'il se maria. Bient?t mis à la retraite, il vint se fixer à Cassis, où il est toujours resté. Il y passe son temps à élever dans son jardin des monuments à Napoléon, qui est son dieu. Ce jardin a la forme de la croix de la Légion d'honneur; et au centre se dresse un buste de l'empereur

chant ce que vo

fa?on de s'exprimer; car, pour devenir général, il a dépensé plus de sang sur les champs de bataille que d'encre sur le papier. En même temps, vous ferez connaissance avec un personnage intéressant aussi à conna?tre: le commandant de Solignac, qui a figuré dans les conspirations de Strasbourg et de

éral Martory que je désire

ez: Ne pensez pas à Clotilde Martory, ne vous occupez pas d'elle. Ce n'est pas du tout la femme qu'il vous faut: le général n'a pour toute fortune que sa pension de retraite, et il est gêné, même endetté. Si vous voulez vous marier, nous vous trouverons une femme qui vous permettra de soutenir votre nom. Nous avons tous, dans notre f

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Clotilde Martory
Clotilde Martory
“Un roman habilement construit, où Hector Malot dénonce sans concession les intrigues du prince Louis-Napoléon, et nous brosse un portrait riche en couleurs de la société et des caractères du début du Second EmpireLe capitaine Guillaume de Saint-Nérée, officier rigoureux, honnête et loyal au régime républicain, se trouve à Paris au moment du coup d'Etat du 2 décembre 1851 ; il assiste impuissant et révolté au déroulement du complot et en décrit avec précision les mécanismes.De retour en garnison à Marseille, il est chargé de pacifier le pays varois, où se sont insurgés les partisans de la République. Il se retrouve écartelé entre son sens de l'honneur et l'amour qu'il porte à Clotilde, jeune Provençale, charmante, irrésistible et pleine de finesse, fille d'un vieux général de Napoléon Ier.Découvrez les oeuvres d'Hector Malot, publiées par Encrage Edition. Des romans réalistes et sociaux pour plonger au coeur du 19e siècleEXTRAITQuand on a passé six années en Algérie à courir après les Arabes, les Kabyles et les Marocains, on éprouve une véritable béatitude à se retrouver au milieu du monde civilisé.C'est ce qui m'est arrivé en débarquant à Marseille. Parti de France en juin 1845, je revenais en juillet 1851. Il y avait donc six années que j'étais absent ; et ces années-là, prises de vingt-trois à vingt-neuf ans, peuvent, il me semble, compter double. Je ne mets pas en doute la légende des anachorètes, mais je me figure que ces sages avaient dépassé la trentaine, quand ils allaient chercher la solitude dans les déserts de la Thébaïde. S'il est un âge où l'on éprouve le besoin de s'ensevelir dans la continuelle admiration des œuvres divines, il en est un aussi où l'on préfère les distractions du monde aux pratiques de la pénitence. Je suis précisément dans celui-là.A PROPOS DE L'AUTEURHector Malot, né à la Bouille (près de Rouen), le 20 mai 1830, mort à Fontenay-sous-Bois, le 17 juillet 1907, devint, après des études de droit et des emplois de clerc de notaire puis de journaliste, l'auteur d'environ soixante-dix romans de veine réaliste, dans lesquels il offre un panorama fidèle de tous les milieux de la société de son siècle.”