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Clotilde Martory

Clotilde Martory

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Chapter 1 No.1

Word Count: 1500    |    Released on: 30/11/2017

Arabes, les Kabyles et les Marocains, on éprouve une vérit

il me semble, compter double. Je ne mets pas en doute la légende des anachorètes, mais je me figure que ces sages avaient dépassé la trentaine, quand ils allaient chercher la solitude dans les déserts de la Théba?de. S'il est

un café et je restai plus de trois heures accoudé sur ma table, regardant, avec la joie du prisonnier échappé de sa cage, le mouvement des passants qui défilaient devant mes yeux émerveillés. Le va-et-vient des voitur

onte d'oublier ce que je dois à l'Algérie; ma croix d'abord et mon grade de capitaine

s de la vie quand on a eu le plaisir d'échanger quelques beaux coups de sabre avec les Arabes. Oui, les nuits lumineus

e; si comme toi j'avais parcouru pendant plusieurs années l'Atlas dans l'espérance d'apercevoir les montagnes de l'Espagne, afin de re

nons qu'on a souci. Est-ce que dans notre expédition de Sidi-Brahim tu avais d'autre préoccupation que de savoir si l'atmosphère serait assez pure pour te permettre de reconna?tre la sierra de Grenade? Et cependant je crois que nous n'avons jam

t'indigner j'avoue que j'ignore absolument les entra?nements et les délices de la triangulation; la mesure elle-même du méridien me laisse f

vas-tu dire, gro

pas, mais que veux

s? une excepti

ère qu

pas, si la science ne t'o

de

s en

et me causerait un certain embarras, peut-être même me ferait-elle rougir,

suis un anima

xplique pourquoi j'ai été si heureux de q

is me marier et que j'ai déjà fait choix

je n'ai pensé ni au mariage ni à la paternité, ni à la famille, et ce n'e

é comme de la mort, on y pense pour les autres et non pour soi; le

blondes, surtout les petites filles, qui sont vraiment charmantes avec une robe blanch

eau-père, sans beau-frère ou belle-soeur, sans cousin ni cousine, e

tout au moins beaucoup plus primitif,-je veux a

être générale, ne m'est pas applicable puisque je suis un animal sentimental. Or, pour les animaux de cette espèce, l'amour n'est point une simple sensation d'épide

femme qui pouvait m'inspirer un amour

aussi bien que tant d'autres, trouver ce que je voulais. Mais, après? Ces liaisons, qui n'ont

me, je le crois, car je ne me suis point fait un idéal de femme impossible à réaliser. B

ntiers qu'un monsieur qui, en l'an de grace 1851, dans un temps prosa?que comme le n?tre

ublique, combien en trouverait-on qui ne se seraient jamais laissé entra?ner par les joies ou par les douleurs de la passion! D

gauche, ne me serve pas exclusivement à pousser le sang rouge dans m

aliseront-ils? J

t maintenant possible, pour

re quelque chose au contraire. Et j'ai comme un pressenti

age extraordinaire et fantastique,-en tous cas il me semble qu

is la femme, conna?tra-t-on jamais sa marc

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Clotilde Martory
Clotilde Martory
“Un roman habilement construit, où Hector Malot dénonce sans concession les intrigues du prince Louis-Napoléon, et nous brosse un portrait riche en couleurs de la société et des caractères du début du Second EmpireLe capitaine Guillaume de Saint-Nérée, officier rigoureux, honnête et loyal au régime républicain, se trouve à Paris au moment du coup d'Etat du 2 décembre 1851 ; il assiste impuissant et révolté au déroulement du complot et en décrit avec précision les mécanismes.De retour en garnison à Marseille, il est chargé de pacifier le pays varois, où se sont insurgés les partisans de la République. Il se retrouve écartelé entre son sens de l'honneur et l'amour qu'il porte à Clotilde, jeune Provençale, charmante, irrésistible et pleine de finesse, fille d'un vieux général de Napoléon Ier.Découvrez les oeuvres d'Hector Malot, publiées par Encrage Edition. Des romans réalistes et sociaux pour plonger au coeur du 19e siècleEXTRAITQuand on a passé six années en Algérie à courir après les Arabes, les Kabyles et les Marocains, on éprouve une véritable béatitude à se retrouver au milieu du monde civilisé.C'est ce qui m'est arrivé en débarquant à Marseille. Parti de France en juin 1845, je revenais en juillet 1851. Il y avait donc six années que j'étais absent ; et ces années-là, prises de vingt-trois à vingt-neuf ans, peuvent, il me semble, compter double. Je ne mets pas en doute la légende des anachorètes, mais je me figure que ces sages avaient dépassé la trentaine, quand ils allaient chercher la solitude dans les déserts de la Thébaïde. S'il est un âge où l'on éprouve le besoin de s'ensevelir dans la continuelle admiration des œuvres divines, il en est un aussi où l'on préfère les distractions du monde aux pratiques de la pénitence. Je suis précisément dans celui-là.A PROPOS DE L'AUTEURHector Malot, né à la Bouille (près de Rouen), le 20 mai 1830, mort à Fontenay-sous-Bois, le 17 juillet 1907, devint, après des études de droit et des emplois de clerc de notaire puis de journaliste, l'auteur d'environ soixante-dix romans de veine réaliste, dans lesquels il offre un panorama fidèle de tous les milieux de la société de son siècle.”