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La civilisation japonaise

Chapter 9 APER U G N RAL

Word Count: 4446    |    Released on: 06/12/2017

IRE DES

BLISSEMENT D

ARRIV?E DE

s le vain espoir da??tablir sa puissance jusque dans les ??les de laextr?ame Orient. Le fait le plus important que nous devrons, en cons??quence, faire ressortir sera la constitution de la puissance des Syau-gun qui devaient un jour ne plus laisser aux mikado, les v??ritables empereurs, autre chose quaune autorit?? purement conventionnell

?¨lerinages. Laempereur Zyun-wa ordonne, en 831, la composition daun recueil des ouvrages japonais les plus ??l??gamment ??crits. Son successeur Nin-myau, en 835, va pr??sider une f?ate en lahonneur de la floraison des chrysanth?¨mes, et re?§oit les vers que les po?¨tes les plus c??l?¨bres du pays vi

? tous les amusements que leur haute situation leur permettait de se procurer. On cite cependant quelques actes de tyrannie qui contrastent tristement avec les plaisirs innocents des empereurs que nous venons de citer. Yau-zei, par exemple, renouvela les horreurs

. Ce fut la premi?¨re fois quaeut lieu un pareil ??v??nement. Les souver

oge plusieurs des pr??rogatives de la dignit?? imp??riale. En m?ame temps, un certain Sumitomo, ? la t?ate daune nombreuse troupe de bandits et de pirates, saempare de diverses autres parties de laempire, o?1 il ??tablit sa domination. Cette fois le mikado parvint ? domi

autorit?? souveraine des mikados. Plusieurs princes f??odaux avaient acquis, pendant les guerres intestines de cette ??poque, une influence consid??rable dans les affaires de la

seul les fonctions de g??n??ral en chef de la nation arm??e. En cas de guerre, le mikado prenait en personne le commandement des troupes, ou confiait ? son h??ritier pr??somptif cette charge qui ne pouvait ?atre plac??e entre les mains daaucun autre de ses sujets. Au VIIe si?¨cle, cette constitution fut modi

i ??tait compl??tement ??tranger, et insensiblement ils consid??r?¨rent leur chef comme leur v??ritable souverain. Les mikados, dans leur indolence, trouvaient fort commode, en cas de r??volte intestine, de confier ? ces maisons le soin de

ables d??sordres dans tout laempire. Apr?¨s de longues guerres entre ces deux maisons rivales, un jeune enfant, nomm?? Yori-tomo, dernier repr??sentant de la famille des Minamoto, tomba prisonnier entre les mains des Ta?ˉra. Laintervention daune femme lui sauva la vie, mais il fut banni dans la province daIdzou. Bien quail nae??t alors que quatorze ans, il songea secr?¨tement ? venger lahonneur de sa maison; et bient?′t, avec l

au-gun ?g??n??ralissime?, titre que les Europ??ens ont transform??, ? notre ??poque, en celui de ta?ˉ-kun ?grand prince?.[167] On fait remonter, il est vrai, lainstitution des fonctions de syaugoun ? laorigine m?ame de la monarchie japonaise,

ue, et jusqua? la date encore toute r??cente de la restauration des mikados, le syaugoun, que beaucoup daauteurs ont appel?? ?le second empereur du Japon?, ??tait en r??alit?? le v??ritable possesseur de laautorit?? dans les ??les de laextr?ame Orient. Il ??tait quelque chose de plus que les

rogeassent le titre et certaines pr??rogatives de la dignit?? imp??riale. Les syaugouns les plus puissants ??prouv?¨rent eux-m?ames le besoin daobtenir une sorte dainvestiture que les premiers all?¨rent recevoir ? Myako, r??sidence des mikados, et que les autres se firent donner solennellement, au nom de ces m?ames mikados, dans leur r??sidence effective[169]. Bien plus, ils crurent devoir demander au souverain l??gitime les titres et r

?e par le rang auquel il avait ??t?? promu ? laavance. Apr?¨s le mikado, la seconde place ??tait r??serv??e ? ses fils ou filles majeurs, caest-? -dire ?¢g??s au moins de quinze ans r??volus;[171] la troisi?¨me aux enfants mineurs du souverain, la quatri?¨me aux ses-syau[172], r??gents ou descendants des anciens empereurs. Les petits-fils du mikado recevaient en naissant le treizi?¨me rang et arrivaient, en grandissant, ? ?atre promus jusquaau second. Il fut entendu que si la dynastie directe des successeurs de Zinmou venait ?

mains de tous les courtisans qui cherchaient ? profiter de la situation pour donner libre cours ? leurs men??es ??go?ˉstes et ambitieuses. Roku-de?′, proclam?? empereur ? deux ans (1166), fut d??pos?? deux ans apr?¨s (1167) par son gran

ions de r??gent, devenues en quelque sorte h??r??ditaires dans la famille des H?′-de?′, qui ??taient ma??tres da??lire ou de d??poser les syaugouns, vint p

termes hautains et insolents, il ne leur fut pas fait de r??ponse. Pour donner une sanction ? ses menaces, il envoya, en 1274, sur neuf cents vaisseaux, une arm??e de 33,000 hommes, dont 25,000 Mongols et 8,000 Cor??ens. Cette arm??e d??barqua ? la??le daIki, o?1 eut lieu un grand combat naval, dans lequel laun des de

re jours. Cette arm??e poss??dait des catapultes et autres engins inusit??s jusquaalors, que le c??l?¨bre voyageur Marco Polo venait de faire conna??tre aux Tartares, ? la cour desquels il avait ??t?? accueilli. Cet armement nouveau et le nombre consid??rable des soldats qui avaient ??t?? r??unis pour cette circonstance, eussent probablement triomph?? du courage dont les Japonais firent preuv

proclamer lui-m?ame grand syaugoun. Deux ans plus tard, il ??levait au tr?′ne de Myako un nouvel empereur du nom de Kwan-myau, tandis que Da?ˉ-go II, qui ??tait parvenu ? sa??chapper secr?¨tement, allait sa??tablir ? Yosino. Laempire japonais se trouva ainsi morcell?? en deux cours: celle du nord ou hoku-tyau et celle du sud ou nan-tyau. De la sorte, deux mikados

es feudataires de laempire. Pendant ces guerres de tous les instants, non-seulement la majest?? imp??riale naest plus respect??e, mais les syaugouns, eux aussi, ne parviennent souvent point ? maintenir leur autorit

is abord?¨rent pour la premi?¨re fois au Japon (1551),

ar se mettre ouvertement en voie de r??bellion (1573). La m?ame ann??e, il marche ? la t?ate daune arm??e contre les troupes du syaugoun Yositoki. Celui-ci, ne se trouvant pas

onnu sous son nom posthume de Tai-kau sama, nah??sita pas, apr?¨s la mort de Nobounaga, ? supplanter les fils de son bienfaiteur, et, apr?¨s les avoir r??duits ? laimpuissance et laun daeux ? saouvrir le ventre, ? prendre en mains les r?anes du pouvoir. Devenu tout puissant dans

aempire, et lui fit signer de son sang la promesse quaaussit?′t que Hid??yori aurait atteint sa treizi?¨me ann??e, il le ferait reconna??tre syaugoun par le mikado. Mais bient?′t Iy??yasou, qui aspi

squa? nos jours (1603-1868). Ce prince, daune haute intelligence politique, fit subir une transformation compl?¨te au Japon, dont il devint le ma??tre absolu, tout en laissant aux mikados le titre et laappareil de la majest?? souveraine. Y??do, qui na??tait avant lui quaun petit village, devint sa r??sidence; et, avec le concours de trois cent mille o

t avou?? de lui rendre les honneurs dus ? son rang supr?ame, mais qui, en r??alit??, avait pour mission daassurer sa captivit??; il ??tablit encore, dans cette capitale du sud, un gouverneur charg?? de veiller sur tous ses actes et de pr??venir au besoin, par la force, tou

ient non plus se visiter les uns les autres, ni ?atre repr??sent??s par des agents ? leurs cours respectives. Chaque ann??e, ils devaient venir faire une visite ? laautocrate de Y??do; mais les ??poques de ces visites ??taient d??termin??es d

trois ans (1603-1605) avec le titre de Grand Syaugoun; mais, en r??alit??

r??compense du concours quails avaient donn?? au syaugoun pour d??truire le christianisme dans ses ??tats, jouirent du privil?¨ge exclusif de commercer avec le Japon. Les Hollandais naobtinrent cependant pas la facult?? de parcourir le pays, et ils furent en quelque sorte emprisonn??s dans le petit ??lot de D??-sima, sur la baie de Nagasaki, que laautocrate de Y??do fit construire pour leur r??sidence. Lahistoire raconte que cet ??lot pr??sente laaspec

lution de 1868, aucun fonctionnaire public ne pouvait circuler sans se faire accompagner par son o me-tuke ?celui qui a la?il?, ou par son ?ombre?, pour me servir de laexpression employ??e par les Europ??ens pour d??signer les espions officiels des officiers japonais. En 1862, lors de laarriv??e en Europe de la premi?¨re

¨re fois daune mani?¨re s??rieuse, daouvrir les ports du Japon au commerce ??tranger, le syaugoun r??gnant alors, Iye-yosi naavait d??j? plus entre les mains quaune faible partie de laautorit?? supr?ame qui ??tait pass??e insensiblement entre les mains de son Conseil. No

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“La civilisation japonaise by L??on Louis Lucien Prunol de Rosny”