Aimer quand même
le jardin du Luxembourg. Absorbé dans une rêverie, il regardait distraitement les vieux arbres, témoins de tant de vieilles choses
efleurie excitent les bons espoirs, calment les pensées douloureuses, où
e, son visage intelligent aux traits accentués, et peut-être s
nthes magnifiques, ils l'avaient entendu murmurer: ?Elle les aime... c
dans ses pensées jusqu'au moment o
e demi-heure que je t'attends, dit-il
n'avait pas cette apparence de force qui frappait chez M. Cébronne. Avec son visage fin, terminé par une barbe en poin
de talent, M. des Jonchères était lié dep
qui rêves si prof
étonne chez un homme d
ongtemps que tu es amoureux, mais comme, évidemment, tu désirais cacher tes
là pourquoi je t'ai pr
bi
son ami et marchant lentement avec lui, eh bien, dans un
Jonchères, je ne vois pas
e Deplémont est tombée gravement malade, un de mes clients que je so
al
our, j'ai approché Mlle Deplémont. C'est une
toujours idéale, répliqua
et celle-ci a fait ses
lheur... qu
nées. D'après un mot de leur ami
sont de
ci et travaillent pour vivre; elles n'ont, en effet, qu'une rent
ces renseignements pour u
estions directes sur leur situation et leur passé. Elles ont certainement des souvenirs très douloureux; lorsque, en causant avec Mlle Deplémont, je lui
t les sourcils d
e! Bien au-desso
ames Deplémont, tu
t être charma
première fois d'après toutes les convenances mondaines, et j'
sément! je ne vois pa
té, quelle qu'elle soit. Mais serai-je acce
ation aussi précaire, refuseront une pa
st pas à ce bas point de vue qu'elles envisageront ma d
ituation peut-être très fausse si son
rère que mon mariage puisse froisser. Ma position est
sais aussi que la sympathie qui t'accueille par
bras de son ami. Mais, pour conclure, cette position solide, ma fortune
r à un mariage vaniteux, mais entre cela et un
ies d'une union terne et conventionnelle. De plus, ce mariage est une bonne action. N'est-il pas navrant de voir une fe
. des Jonchères. Mais cet aper?u ph
à l'idée de l'entourer du bien-être dont la ruine l'a privée, et de mettre à sa portée
après un temps beaucoup plus long, on ne conna
er et causer un peu avec Mlle Deplémont. Je lui ai prêté des livres que nous avons discutés ensemble. Elle a une intelligence ouverte, élevée; je l'ai toujours vue délicate e
! s'écria M. des Jon
plus sympathique qu'il e?t jamais rencontrés. Il avait beaucoup souffert de le voir malheureux dans une p
ne carrière comme la tienne, un homme possède une grande expérience, aussi peut-être as-
absent depuis quelque temps, je n'aurais pas attend
voulais y répondre de vive voix... je le
s d'ici...
être débarrassé de moi et de marcher de t
t mon avenir heureux dép
e garde de te froisser dans un moment aussi sérieux
t ni un grand jugement, ni une grande expé
a main de son ami, et
M. des Jonchères; pourvu que ces f
appartements. Le premier était habité par le parent de madame Deplémont, mais la maison étant double, celle-ci av
vait en même temps de salon et de salle à manger. Elle était propre et fort bien tenu
nt devant une table couverte des
demanda le docteur Cébronne en
que sa paleur et une sorte de fébrilité l
nce et à vos bons soins, docteur, dit Gertrude ave
bronne. Il y a huit jours, c'était mieux. A
je vais très bien, r
regardant attentivement, vou
Une très vive émotion! Ma
e et la tristesse qui pesait évidemment sur elle et sur
de travail assidu, était pale et fatiguée. Il avait toujours vu de la douleur au fond des grands yeux d'un
n moins rapidement. La conviction qu'un nouveau chagrin frappait celle qu'il aimait n'était pas faite pour
ur revoir ma malade, mais pou
me Deplémont en regardan
e, dit-il doucement; j'aime mademoiselle
ille, il s'aper?ut que son
x miens, dit-il avec ardeur, je s
le aimait elle-même passionnément l'homme qu'elle avait vu, pendant des mois, attentif et dévoué, intelligent
e, jugée souvent par elle avec une misanthropie bien naturelle chez
également parce qu'il avait dissipé les t
du travail de ses mains. Etait-il au-dessus du singulier préjugé fran?ais qui met en état d'infériorité sociale la femme du monde obligée de travai
demande ma main, je ne le quitterai pas pour toujours sans lui
t contre les sentiments presque irrésistibles qui l'entra?naient vers un amour partagé
s toi-même, dit Mme Depl
effort de Gertrude pour se dominer
vous aime tant! que je saurai me faire aim
e sans hésiter, et je regrette infiniment pour
a Cébronne av
ous dira le pourq
ns notre passé des points trop douloureux pour que nous les
onne, mais il n'admettait pas qu'on e?t la
ont parle madame votre mère, n'exista
. avec
'écria Mme Deplémont ave
dans sa plénitude la seule minute de bonheur que la vie,
dit M. Cébronne qui se leva avec
ssifs répondaient cla
nt. Il faudrait que je n'eusse ni c?ur,
sant, se perdit
uoi pleurez-vous, chère Gertrude? Et si vous m'aimez, si vous cro
oi... ce sont l
nt elles mettent l'irréparable entre nous. Parlez! je vous en prie! confiez
pendant que certains souvenirs em
s amers regrets, mais n'insistez pas; renoncez à un projet irréalisable. Quant
. Qui vous dit que je ne devine pas la nat
d'entente avec Gertrude, répondit comme si la
as personnellement, ma fille et moi, mais elle pèse sur notre nom. Nous
l'expression ne dissimulait
it, que je suis veuf depuis cinq ans et sans famille. J'ai donc ma liberté
nacceptable. Vous êtes riche, aimé, estimé de tous, je le sais! et j'aimerais mieux so
t passionné de Gertrude émurent j
, mais vous jugez trop vite. Encore une fois, moi, moi seul dois être juge de la situat
se, lorsque, vivant en imagination la scène qui se passa
ir, dit-elle, et reve
r aujourd'hui! La question n'est-el
causions seules,
its et sa voix tremblante semblaie
r à répondre malgré vous? Mais vous n'êtes pas i
seriez pas de reproches. Si je vous aim
concertante de marcher lui l'homme droit, l
t contenu dans votre acceptation, et vous hésitez parce que vous m'aimez... Du moins vous me laissez un espoir
-elle précipitamment en l
rez-vous rien à
oisse que M. Cébronne devait se rappeler plus tard, et
prononcer, dit-il vivement. Je vous aime et
nt une réponse et r
, alors que je croyais...
interprété par Cébronne co
de la rue de Vaugirard et de la rue Bonaparte. M. des Jonchères, qui voulai
éjà toi? di
attristée de son ami, i
ge d'un homme heureu
sque mot pour mot sa conver
honte qui, à leurs yeux, rend impossible, au pr
norant, et ces femmes, qui sont délicates, ne s
ndrais facilement, sans leur
reuses... Mlle Deplémont t'aime et ne veut pas t'entra?ner dans un mar
. Qu'importent les sottises d'un
tu bien certain
mais douté: Mme Deplémont et sa
'en parlaient
nt... par de
t, affirma M.
mont se sera séparée, à l'amiable ou non; c'est une situation qui se voit
, il y a autre chose certainement! As-tu rema
ssait souffrante, et, comme explication de sa
h!
ien..
du mari. Tu ignores absolum
e, m'a répondu: Mon père avait une très bel
; le temps de cette peine terminé, il est revenu ces jours-ci, et sa femme, à
n forte chez un avocat, répondit
itude et les réponses de ces pauvres femmes que je plains maintenant de tout mon c?ur. Elles ne sont pas d
ur sort, dit Céb
nt de son ami qui regardai
sont justes, tu persist
e, certes je suis fou, r
ur se
age, quand on ai
mouvement d'humeur et alla
les connaissant? demanda-t-
qui m'a mis en rapport avec elles; i
tu que
s ont été évasives. Mais lui aus
omme? T'inspire
l est ordinairement cloué dans son fauteuil par la g
nsiste son
a une sorte de femme de charge qui tient et fait son ménage, mais ne couche pas auprès de lui, malgré ce que je
tte jeune fille, je dirais à mo
e Cha
intentions, il te dira tout. Avant une déma
'épargner à ces pauvres femmes des révélations humiliantes. Je leur dirai alors que je connais le
ec une énergie qui cont
r le plus noir. Supposons que M. Deplémont ait subi
sseoir auprès de so
est mort comme
l
st mort, quelle qu'ait été s
l ne l'
rougit l
à ne jamais le voir para?tre.
é dont nous parlons; ah! puisque cette jeune fille t'aime,
. Elle m'aime, elle me l'a avoué, et, gr
t qu'un c?ur chaud, généreux, dévoué s'alliait aux qualités
mes deux visites. Je saurai mettre fin aux scrupules et aux
épondit simplement
il pe
aincu qu'en ce moment même, ces pauvres femmes
ment de Mme Deplémont, il e?t con
pleura longtemps, ab?mée dans une doule
!... tu l'aimes!
ont les épreuves n'avaient pas abattu l'énergie, p
et qui ne conna?trait jamais les douceurs d'un heureux foyer. Beauté et qualités
épit de quelques soup?ons, l'aveu de Gertrude était un coup amer. Nature fière et naturellemen
n accès de chag
mon ame! et il vient de
fait pleurer bien amè
facilement, elle n'aimait pas qu'on la plaign?
s, ma chère mère. Et maintenant, prenons nos dispositions pour partir dès demain, ou plut?t
décidée
rougir devant lui? Lui raconter... c'est impossib
émont. Je partirai avec lui, j'irai vivre à l
a pauvre mère! Ne le croyez pas. Nous rest
prendra tout qu
lors sa démarche, il se croyait engagé d'honneur à poursuivre un projet qui lui
e, quand il aime,
ce n'est pas à nous à le lui
plémont, sa fille avait une nature plus fort
eux ou trois semaines, nous écrirons que nous le laissons, et nous prendrons des mesures pour faire enlever, sans nous découvrir, notre
dévouée; mais comment trouver
des avec le nécessaire. C'est un malade, ajouta-t-elle en baissant la voix; je le crois même très atteint, il aura b
abandonnera si facilement l'espoir de
rai que notre décision est i
i enveloppait les deux femmes, donnait à Gertrude la sensation physique
it-elle d'une voix fatiguée, notre vieil ami ne nous trahira p
in matin, un nouveau logement, et se retira dans sa chambr
en épuisa imaginairement la grande amer
peu apaisée aup
tre manière de
ve notre dépa
ortent pour lui et pour nous quelques jours plus t?t? Il sait que nous devons partir; néanmoins, je n'