Nouvelles lettres d'un voyageur

Nouvelles lettres d'un voyageur

George Sand

5.0
Comment(s)
21
View
44
Chapters

Les Nouvelles Lettres d'un voyageur sont parues en 1877 apres la mort de George Sand. Avec cette édition posthume, la voyageuse George Sand termine son exploration passionnée du monde.

Chapter 1 LA VILLA PAMPHILI

A***

Rome, 25 mars 185...

La villa Pamphili n'a pas été ab?mée dans les derniers événements, comme on l'a dit. Ni Garibaldi, ni les Fran?ais n'y ont laissé de traces de dévastation sérieuse. Ses pins gigantesques sont, en grande partie, encore debout. Elle est bien plus menacée de périr par l'abandon que par la guerre, car elle porte l'empreinte de cette indifférence et de ce dégo?t qui sont, à ce que l'on me dit, le cachet général de toutes les habitations princières de la ville et des environs.

C'est un bel endroit, une vue magnifique sur Rome, l'Agro-Romano et la mer. De petites collines un peu plantées, chose rare ici, font un premier plan agréable. Le palais est encore de ceux qui résolvent le problème d'être très-vastes à l'intérieur et très-petits d'aspect extérieur.

En général, tout me para?t trop petit ou trop grand, depuis que je suis à Rome. Quant à la végétation, cela est certain, les arbres de nos climats y sont pauvres, et les essences intermédiaires n'y atteignent pas la santé et l'ampleur qu'elles ont dans nos campagnes et dans nos jardins.

En revanche, les plantes indigènes sont d'une taille démesurée, et le même contraste pénible que l'on remarque dans les édifices se fait sentir dans la nature. On dirait que cette dernière est aristocrate comme la société et qu'elle ne veut pas souffrir de milieu entre les géants et les pygmées, sur cette terre de la papauté. Ces ruines de la ville des empereurs au milieu des petites batisses de la ville moderne, et ces énormes pins d'Italie au milieu des humbles bosquets et des courts buissons de la villégiature, me font l'effet de magnifiques cardinaux entourés de misérables capucins. Et puis, quels que soient les repoussoirs, il y a un manque constant de proportion entre eux et l'arène désolée qu'ils dominent. Cette campagne de Rome, vue de haut et terminée par une autre immensité, la mer, est effrayante d'étendue et de nudité. Rome elle-même, toute vaste qu'elle est, s'y perd. Ses lignes, tant vantées par les artistes italianomanes, sont courtes et crues, crues surtout; et ce soleil, que l'on me disait devoir tout enchanter, un beau et chaud soleil, en effet! accuse plus durement encore ces contours déjà si secs. Je comprends maintenant les ingristes, que je trouvais un peu trop livrés à la convention, au style, comme ils disent. Je vois qu'ils ont, au contraire, trop de conscience et d'exactitude, et que la réalité prend ici cette physionomie de froide apreté qui me gênait chez eux. Il faudrait adoucir ce caractère au lieu de le faire prédominer, car ce n'est pas là sa beauté, c'est son défaut.

Le séjour de Rome doit nécessairement entra?ner à cette manière de traduire la nature. L'oeil s'y fait, l'ame s'en éprend. C'est pour cela, indépendamment de son grand savoir, que M. Ingres a eu une école homogène. Mais, si on ne se défend pas de cette impression, on risque de tomber dans les tons froids ou criards, dans les modelés insuffisants, dans les contours incrustés au mur, de la fresque primitive.

?Eh bien, et les fresques de Rapha?l, et celles de Michel-Ange, les avez-vous vues? pourquoi n'en parlez-vous pas??

Je vous entends d'ici. Permettez-moi de ne pas vous répondre encore. Nous sommes à la villa Pamphili, dans la région des fleurs. Oh! ici, les fleurs se plaisent; ici, elles jonchent littéralement le sol, aussit?t qu'un peu de culture remue cette terre excellente abandonnée de l'homme. Dans les champs, autour des bassins, sur les revers des fossés, partout où elles peuvent trouver un peu de nourriture assainie par la pioche, les fleurs sauvages s'en donnent à coeur-joie et prennent des ébats ravissants. A la villa Pamphili, une vaste prairie est diaprée d'anémones de toutes couleurs. Je ne sais quelle tradition attribue ce semis d'anémones à la Béatrix Cenci. Je ne vous oblige pas d'y croire. Dans nos pays de la Gaule, les traditions ont de la valeur. Nos paysans ne sont pas gascons, même en Gascogne. Ils répètent na?vement, sans le comprendre, et par conséquent sans le commenter, ce que leur ont conté leurs a?eux. Ici, tout prolétaire est cicérone, c'est-à-dire résolu à vous conter des merveilles pour vous amuser et vous faire payer ses frais d'imagination. Il y a donc à se métier beaucoup. M. B..., jadis à la recherche de la fontaine égérie, prétend qu'en un seul jour, on lui en a montré dix-sept.

Il y a à Pamphili d'assez belles eaux, des grottes, des cascades, des lacs et des rivières. C'est grand pour un jardin particulier, et le rococo, dont je ne suis pas du tout l'ennemi, y est plus agréable que ce qui nous en reste en France. C'est plus franchement adopté, et ils ont employé pour leurs rocailles des échantillons minéralogiques d'une grande beauté. Tivoli et la Solfatare qui l'avoisine ont fourni des pétrifications curieuses et des débris volcaniques superbes à toutes les villas de la contrée. Ces fragments étranges, couverts de plantes grimpantes, de folles herbes, et de murmurantes eaux, sont très-amusants à regarder, je vous assure.

Pardon, cher ami. Vous m'avez dit souvent que j'avais de l'intelligence; mais, sans vous offenser, je crois que vous vous êtes bien trompé et que je ne suis qu'un ane. Je crois aussi, et plus souvent que je n'ose vous le dire, que j'ai eu bien tort de me croire destiné à faire de l'art. Je suis trop contemplatif, et je le suis à la manière des enfants. Je voudrais tout saisir, tout embrasser, tout comprendre, tout savoir, et puis, après ces bouffées d'ambition déplacée, je me sens retomber de tout mon poids sur un rien, sur un brin d'herbe, sur un petit insecte qui me charme et me passionne, et qui, tout à coup, par je ne sais quel prestige, me para?t aussi grand, aussi complet, aussi important dans ma vie d'émotion que la mer, les volcans, les empires avec leurs souverains, les ruines du Colisée, le d?me de Saint-Pierre, le pape, Rapha?l et tous les ma?tres, et la Vénus de Médicis par-dessus le marché.

Quelle influence me rend idiot à ce point? Ne me le demandez pas, je l'ignore. Peut-être que j'aime trop la nature pour lui donner jamais une interprétation raisonnable. Je l'aime pour ses modesties adorables autant que pour ses grandeurs terrifiantes. Ce qu'elle cache dans un petit caillou aux couleurs harmonieuses, dans une violette au suave parfum, me pénètre, en de certains moments, jusqu'à l'attendrissement le plus stupide. Un autre jour, j'aurai la fantaisie de voler sur les nuages ou sur la crête des vagues courroucées, d'enjamber les montagnes, de plonger dans les volcans, et d'embrasser, d'un coup d'oeil, la configuration de la terre. Mais, si tout cela m'était permis, si Dieu consentait à ce que je fusse un pur esprit, errant dans les ab?mes de l'univers, je crois que, dans cette haute condition, je resterais bon prince, et que, tout à coup, au milieu de ma course effrénée, je m'arrêterais pour regarder, en badaud, une mouche tombée sur le nez d'une carpe, ou, en écolier, un cerf-volant emporté dans la nue.

Je cache mon infirmité le mieux que je puis; mais je vous confesse, à vous, que, sur cette terre classique des arts, je me sens las d'avance de tout ce que j'ai à voir, à sentir et à juger. Juger, moi! pourquoi faire? J'aime mieux ne rien dire et penser fort peu. Pardonnez-moi d'être ainsi: j'ai tout souffert dans la vie de civilisation! j'y ai tant de fois désiré l'absence de prévoyance et le laisser aller complet de la pensée! Je voudrais encore quelquefois être bien seul dans le fond d'un antre noir, comme les lavandières de l'acqua argentina, et chanter quelque chose que je ne comprendrais pas moi-même. Il me faut faire un immense effort pour passer brusquement, de mes rêveries, à la conversation raisonnable ou enjouée, comme il convient avec des êtres de mon espèce et de mon temps.

Je regardais dans les eaux de la villa Pamphili un beau petit canard de Chine barbotant auprès d'une cascatelle. ?Il est donc tout seul? demandai-je à un jardinier qui passait.-Tiens! il est seul aujourd'hui, répondit-il avec insouciance. L'oiseau lui aura mangé sa femme ce matin. Il y en avait ici une belle bande, de ces canards-là; mais il y a encore plus d'oiseaux de proie, et, ma foi, celui-ci est le dernier.?

Là-dessus, il passa sans s'inquiéter de mettre le pauvre canard à l'abri de la serre cruelle. Je levai les yeux et je vis cinq ou six de ces brigands ailés décrivant leurs cercles funestes au-dessus de lui. Ils attendaient d'avoir dépecé sa femelle et d'avoir un peu d'appétit pour venir le prendre. Je ne saurais vous dire quelle tristesse s'empara de moi. C'était une image de la fatalité. La mort plane comme cela sur la tête de ceux qu'on aime. Si elle les prend, qu'a-t-on à faire en ce monde, sinon de barboter dans un coin, comme ce canard hébété qui se baigne au soleil en attendant son heure?

L'abandon de ces oiseaux étrangers, objets de luxe dans la demeure princière, était, du reste, très en harmonie avec celui qui se faisait sentir dans le parc. La même malpropreté que dans les rues de Rome, les mêmes souillures sur les fleurs que sur les pavés de la ville éternelle. Cela sent le dégo?t de la vie. Je crois qu'un spleen profond dévore ici les grandes existences. Je ne sais si elles se l'avouent, mais cela est écrit sur les pierres de leurs maisons à formes coquettes et sur les riantes perspectives de leurs allées abandonnées. Est-ce la saison encore pluvieuse et incertaine qui fait ce désert dans des lieux si beaux? est-ce la dévotion ou l'ennui, ou la tristesse qui retiennent à Rome ces h?tes ingrats envers le printemps? On dit que toutes les villas sont délaissées ou négligées et que celle-ci est encore une des mieux entretenues. J'ai peine à le croire.

En quittant le parc pour voir les jardins, je fus frappé pourtant de l'activité déployée par un vieux jardinier pour la réparation d'un singulier objet de go?t horticole. Je n'ai jamais vu rien de semblable. On me dit que c'est usité dans plusieurs villas et que cela date de la renaissance. J'aurai de la peine à vous expliquer ce que c'est. Figurez-vous un tapis à dessins gigantesques et à couleurs voyantes, étendu sur une terrasse qui tient tout le flanc d'une colline sous les fenêtres du palais. Les dessins sont jolis: ce sont des armoiries de famille, entourées de guirlandes, de noeuds entrelacés, de palmes, de chiffres, de couronnes, de croix et de bouquets. L'ensemble en est riche et les couleurs en sont vives. Mais qu'est-ce que cette mosa?que colossale, ou ce tapis fantastique étalé, en plein air, sur une si vaste esplanade? Il faut en approcher pour le comprendre. C'est un parterre de plantes basses, entrecoupé de petits sentiers de marbre, de fa?ence, d'ardoise ou de brique, le tout cassé en menus morceaux et semé comme des dragées sur un surtout de table du temps de Louis XV; mais on ne marche pas dans ces sentiers, je pense, car ils sont trop durement cailloutés pour des pieds aristocratiques et trop étroits pour des personnes d'importance. Cela ne sert uniquement qu'à réjouir la vue et absorbe toute la vie d'un jardinier émérite. Les compartiments de chaque écusson ou rosace sont en fleurs faisant touffe basse et drue. Les plantes de la campagne y sont admises, pourvu qu'elles donnent le ton dont on a besoin. Une petite bordure de buis nain ou de myrte, taillée bien court, serpente autour de chaque détail: c'est d'un effet bizarre et minutieux; c'est un ouvrage de patience, et toute la symétrie, toute la recherche, toute la propreté dont les Romains de nos jours sont susceptibles, paraissent s'être réfugiées et concentrées dans l'entretien de cette ornementation végétale et gymnoplastique.

Continue Reading

Other books by George Sand

More
Simon

You'll also like

Reborn Heiress: The Wolf's Vengeance Deal

Reborn Heiress: The Wolf's Vengeance Deal

Sibeal Sallese
5.0

I lay paralyzed on stiff white sheets, a prisoner in my own skin, listening to the rain lash against the window like nails on a coffin. My father, Elmore Franco, didn't even look at my face as he checked his clipboard. He just listened to the steady, monotonous beep of the heart monitor-the only thing proving I was still alive. Without a hint of remorse, he pulled a pen from his pocket and signed the Do Not Resuscitate order. My stepmother, Ophelia, stepped out from behind him, wearing my favorite pearl necklace and smelling of cloying perfume. She leaned close to my ear to whisper the truth that turned my blood to ice. "It was the tea, darling. Just like your mother. A slow, tasteless poison." She chuckled as she revealed that my fiancé, Bryce, had a two-year-old son with my sister, Daniela. My inheritance had been funding their secret life for years, and now that the money was secure, I was an inconvenience they were finally scrubbing away. As my father yanked the power cord from the wall, the beeping died, and the darkness swallowed me whole. I was being murdered by my own flesh and blood, used as a bank account until I was no longer needed. I died in that sterile room, drowning in the realization that every person I ever loved was a monster who had been waiting for me to take my last breath. Then, I gasped. I woke up in a luxury hotel suite surrounded by silk sheets, five years in the past-the very morning of my wedding. Next to me lay Basile Delgado, the "Wolf of Wall Street" and my family's most dangerous enemy. In my first life, I ran from this room in a panic and lost everything. This time, I looked at the man who would eventually destroy my father's empire and decided to join him. "I'm not leaving, Basile. Marry me. Right now. Today."

He Thought I Was A Doormat, Until I Ruined Him

He Thought I Was A Doormat, Until I Ruined Him

SHANA GRAY
4.5

The sterile white of the operating room blurred, then sharpened, as Skye Sterling felt the cold clawing its way up her body. The heart monitor flatlined, a steady, high-pitched whine announcing her end. Her uterus had been removed, a desperate attempt to stop the bleeding, but the blood wouldn't clot. It just kept flowing, warm and sticky, pooling beneath her. Through heavy eyes, she saw a trembling nurse holding a phone on speaker. "Mr. Kensington," the nurse's voice cracked, "your wife... she's critical." A pause, then a sweet, poisonous giggle. Seraphina Miller. "Liam is in the shower," Seraphina's voice purred. "Stop calling, Skye. It's pathetic. Faking a medical emergency on our anniversary? Even for you, that's low." Then, Liam's bored voice: "If she dies, call the funeral home. I have a meeting in the morning." Click. The line went dead. A second later, so did Skye. The darkness that followed was absolute, suffocating, a black ocean crushing her lungs. She screamed into the void, a silent, agonizing wail of regret for loving a man who saw her as a nuisance, for dying without ever truly living. Until she died, she didn't understand. Why was her life so tragically wasted? Why did her husband, the man she loved, abandon her so cruelly? The injustice of it all burned hotter than the fever in her body. Then, the air rushed back in. Skye gasped, her body convulsing violently on the mattress. Her eyes flew open, wide and terrified, staring blindly into the darkness. Her trembling hand reached for her phone. May 12th. Five years ago. She was back.

The $300 Husband Is A Zillionaire

The $300 Husband Is A Zillionaire

Nap Regazzini
4.6

I woke up in a blindingly white hotel penthouse with a throbbing headache and the taste of betrayal in my mouth. The last thing I remembered was my stepsister, Cathie, handing me a flute of champagne at the charity gala with a smile that didn't reach her eyes. Now, a tall, dangerously handsome man walked out of the bathroom with a towel around his hips. On the nightstand sat a stack of hundred-dollar bills. My stepmother had finally done it—she drugged me and staged a scandal with a hired escort to destroy my reputation and my future. "Aisha! Is it true you spent the night with a gigolo?" The shouts of a dozen reporters echoed through the heavy oak door as camera flashes exploded through the peephole. My phone lit up with messages showing my bank accounts were already frozen. My father was invoking the 'morality clause' in my mother’s trust fund, and my fiancé had already released a statement dumping me to marry my stepsister instead. I was trapped, penniless, and being hunted by the press for a scandal I hadn't even participated in. My own family had sold me out for a payday, and the man standing in front of me was the only witness who could prove I was innocent—or finish me off for good. I didn't have time to cry. According to the fine print of the trust, I had thirty days to prove my "rehabilitation" through a legal marriage or I would lose everything. I tracked the man down to a coffee shop the next morning, watching him take a thick envelope of cash from a wealthy older woman. I sat across from him and slid a napkin with a $50,000 figure written on it. "I need a husband. Legal, paper-signed, and convincing." He looked at the number, then at me, a slow, crooked smile spreading across his face. I thought I was hiring a desperate gigolo to save my inheritance. I had no idea I was actually proposing to Dominic Fields, the reclusive billionaire shark who was currently planning a hostile takeover of my father’s entire empire.

Jilted Bride's Revenge: The Valkyrie Awakens

Jilted Bride's Revenge: The Valkyrie Awakens

Gujian Qitan
5.0

I had been a wife for exactly six hours when I woke up to the sound of my husband’s heavy breathing. In the dim moonlight of our bridal suite, I watched Hardin, the man I had adored for years, intertwined with my sister Carissa on the chaise lounge. The betrayal didn't come with an apology. Hardin stood up, unashamed, and sneered at me. "You're awake? Get out, you frumpy mute." Carissa huddled under a throw, her fake tears already welling up as she played the victim. They didn't just want me gone; they wanted me erased to protect their reputations. When I refused to move, my world collapsed. My father didn't offer a shoulder to cry on; he threatened to have me committed to a mental asylum to save his business merger. "You're a disgrace," he bellowed, while the guards stood ready to drag me away. They had spent my life treating me like a stuttering, submissive pawn, and now they were done with me. I felt a blinding pain in my skull, a fracture that should have broken me. But instead of tears, something dormant and lethal flickered to life. The terrified girl who walked down the aisle earlier that day simply ceased to exist. In her place, a clinical system—the Valkyrie Protocol—booted up. My racing heart plummeted to a steady sixty beats per minute. I didn't scream. I stood up, my spine straightening for the first time in twenty years, and looked at Hardin with the detachment of a surgeon looking at a tumor. "Correction," I said, my voice stripped of its stutter. "You're in my light." By dawn, I had drained my father's accounts, vanished into a storm, and found a bleeding Crown Prince in a hidden safehouse. They thought they had broken a mute girl. They didn't realize they had just activated their own destruction.

Chapters
Read Now
Download Book
Nouvelles lettres d'un voyageur
1

Chapter 1 LA VILLA PAMPHILI

30/11/2017

2

Chapter 2 LES CHANSONS DES BOIS

30/11/2017

3

Chapter 3 No.3

30/11/2017

4

Chapter 4 No.4

30/11/2017

5

Chapter 5 DE MARSEILLE A MENTON

30/11/2017

6

Chapter 6 UNE VISITE AUX CATACOMBES

30/11/2017

7

Chapter 7 DE LA LANGUE D'OC

30/11/2017

8

Chapter 8 No.8

30/11/2017

9

Chapter 9 LA PRINCESSE

30/11/2017

10

Chapter 10 UTILITé D'UNE

30/11/2017

11

Chapter 11 LA BERTHENOUX

30/11/2017

12

Chapter 12 LES JARDINS EN ITALIE

30/11/2017

13

Chapter 13 A MADAME ERNEST PéRIGOIS18

30/11/2017

14

Chapter 14 LES BOIS

30/11/2017

15

Chapter 15 L'ILE DE LA RéUNION19

30/11/2017

16

Chapter 16 CONCHYLIOLOGIE

30/11/2017

17

Chapter 17 NéRAUD PèRE

30/11/2017

18

Chapter 18 GABRIEL DE PLANET

30/11/2017

19

Chapter 19 CARLO SOLIVA23

30/11/2017

20

Chapter 20 LE COMTE D'AURE

30/11/2017

21

Chapter 21 LOUIS MAILLARD

30/11/2017

22

Chapter 22 FERDINAND PAJOT

30/11/2017

23

Chapter 23 PATUREAU-FRANCOEUR

30/11/2017

24

Chapter 24 LA VILLA PAMPHILI No.24

30/11/2017

25

Chapter 25 LES CHANSONS DES BOIS ET DES RUES

30/11/2017

26

Chapter 26 LE PAYS DES ANéMONES

30/11/2017

27

Chapter 27 DE MARSEILLE A MENTON No.27

30/11/2017

28

Chapter 28 UNE VISITE AUX CATACOMBES No.28

30/11/2017

29

Chapter 29 DE LA LANGUE D'OC ET DE LA LANGUE D'OIL

30/11/2017

30

Chapter 30 LA PRINCESSE ANNA CZARTORYSKA

30/11/2017

31

Chapter 31 UTILITé D'UNE éCOLE NORMALE D'éQUITATION

30/11/2017

32

Chapter 32 LA BERTHENOUX No.32

30/11/2017

33

Chapter 33 LES JARDINS EN ITALIE No.33

30/11/2017

34

Chapter 34 SONNET A MADAME ERNEST PéRIGOIS

30/11/2017

35

Chapter 35 LES BOIS No.35

30/11/2017

36

Chapter 36 L'ILE DE LA RéUNION

30/11/2017

37

Chapter 37 CONCHYLIOLOGIE DE L'ILE DE LA RéUNION

30/11/2017

38

Chapter 38 NéRAUD PèRE No.38

30/11/2017

39

Chapter 39 GABRIEL DE PLANET No.39

30/11/2017

40

Chapter 40 CARLO SOLIVA

30/11/2017