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A
ION ETHNOGRAPH
pide sur les principales divisions ethnographiques que les progr?¨s de la science ont permis da??
probl?¨me, mais elles ne laont point r??solu, parce que les orientalistes, au lieu de se pr??occuper de tous les caract?¨res des races et d
, on attachait une importance exceptionnelle ? la forme de la corolle; Linn??, le grand Linn??, ne portait gu?¨re son attention que sur les organes sexuels des v??g??taux. La cl
ine. La colonisation a souvent transport?? fort loin laidiome daune nation maritime, et laa fait accepter par des tribus on ne peut plus ??trang?¨res les unes aux autres. Nous parlons en Europe des langues dont le sanscrit est un des types les plus anciens; mais, sail est ??tabli quail existe une famille de langues aryennes ou indo-europ??ennes, personne naoserait plus soutenir aujourdahui quail exist?¢t une famille
ans tous les temps et sous tous les climats, profond??ment alt??r?? les caract?¨res ethniques. Il naest point possible de r??partir dans deux familles diff??rentes les Samoi?¨des qui habitent le versant oriental d
constituer des origines ethniques sans annales ??crites, ? la comparaison anthropologique des types, aux affinit??s grammaticales et lexicographiques des langues, ? la critique des traditions et ? laex??g?¨se religieuse, aux formes et ?
gnal??es tout daabord dans le vaste
ur les deux rives de laEuphrate et du Tigre, la p??ninsule daArabie, la c?′te nord-est du golfe Persique et quel
es populations de laEurope. Le foyer primitif de ce groupe ne doit pas ?atre plac??, comme on le fait trop souvent, dans la p??ninsule m?ame de laHindoustan, mais au nord-ouest de cette p??nin
on aurait avou?? simplement son ignorance au sujet de ces nations; et, sur la carte ethnographique de laAsie, on se serait born?? ? une mention vague, telle que ?populations
r caest, en somme, celle qui doit nous int??resser le plus ici, puisque les Jap
autant vaudrait admettre, comme terme de classification, les noms de Refa?ˉm et de Zomzommin donn??s aux populations ? demi-sauvages que les S??mites rencontr?¨rent ? leur arriv??e dans la r??gion biblique o?1 ils se sont ??tablis. Pour les linguistes, au contraire, il faut entendre par Touraniens ? peu pr?¨s tous les peuples asiatiques qui ne sont ni Aryens, ni S??mites. Dans les tableaux quaon publie journellement pour la classification de ces peuples, je vois figurer c?′te ? c?′te les Finnois, les Hongrois et les Turcs, dont les affinit??s paraissent certaines, les populations que M. Beauvois a r??unies sous le nom de Nord-Atla?ˉques, les populations Mongoliques, les Mandchoux, les Cor??ens, les Japonais, parfois m?ame les Chinois, les Malays, caest-? -dire les Oc??aniens et les Dravidiens. Or, comme la parent?? de ces derniers peuples avec les Nord-Alta?ˉens,-possible, je le veux bien,-est encore loin daavoir ??t?? ??tablie daune mani?¨re scientifique, le nom de Touranien naest gu?¨re plus explicite, suivant moi,
encore ??t?? ??tablie par la science, comprend plusieurs famille
Baltique et la r??gion des Carpathes ? laouest, ju
ubdivise en quatre
Russie et au nord-ouest de la Sib??rie;-les Siri?|nes, au nord et ? laouest de la rivi?¨re Kama;-les Wogoules, entre la Kama
dans de nombreux ??lots, situ??s dans la r??gion du Da
e, ? laexception de la zone maritime occup??e surtout par des colonies hell??niques; et une vaste ??tendue de territoire au nord de la Caspienne et de laAral, prolong?? jusquaaux versants occidentaux du Petit-Alta?ˉ. Il faut rat
e compose des Youkaghirs, de
re comprend les
ves du Volga, sa??tendant ? laouest non loin des rives du Don, et formant plusieurs ??lots dans la partie sud-oues
prenant les Bouri?|ts de
Mongols, habitant le nord de la Chine, depuis le lac Dza?ˉsang et les monts
l, au-del? de la limite des terres bois??es, en face de laarchipel inhabit?? de la Nouvelle-Sib??rie, et ? laembouchure de la rivi?¨re Kolima:-les La
rdahui refoul??es dans la partie m??ridionale de cette p??ninsule et dont les langues pa
osant les T??linga ou T??loug
iens Karnataka, ? laouest des pr??c?
rm?? des Indiens Malayala
Tamoul, qui occupe la c?′te de Coromandel et
ieurs nations daune importance consid??rable, dont la situation ethnographique naa pas ??t?? reconnue jusqua?
vement par les Miaotze, les Leao, les Pan-hou-tchoung, les Man, et autres populations autochtones; des Cantonais et des Hokki??nai
hotan, dans la partie sud-ouest de la province chinoise du Ssetchouen, et dans quelques ??lots situ
nant les populations du Ton
a?ˉ, compos??
tuation ethnographique est encore difficile ? d??terminer, et qui, en tout cas, paraissent
onstater entre ces peuples, sont tant?′t des affinit??s
ssemblance. Si vous avez vu des Samo?ˉ?¨des, des Ostiaks, des Tougouses, des Mandchoux, des Annamites, des Siamois, que sais-je, des indig?¨nes da? peu pr?¨s toute la zone centrale et sud-orientale de laAsie, vous avez d?? vous trouver port?? ? la m?ame confusion. Il naest pas n??cessaire de sortir daEurope pour rencontrer ces individus aux cheveux noirs, ? la face large et apla
grande famille, compos??e de tant de nations non pas pr??cis??ment dou??es da
es non om
en; qualem dece
e consid??rable par son antiquit?? et par son d??veloppement, ??taient ? peu pr?¨s compl?¨tement ignor??es. Les caract?¨res fondamentaux des mots chinois ??taient peut-?atre plus difficiles ? reconna??tre que ceux des racines des autres langues, par suite de la forme monosyllabique et uniconsonnaire de ces mots. On comparait de la sorte gratuitement, avec le vocabulaire de toutes sortes daidiomes de laAsie Centrale, les monosyllabes des dialectes de P??king et de Nanking, qui sont ceux qui ont subi avec le temps les plus graves alt??rations. La reconstit
n autrement ??loign??s. Le turc et le japonais, par exemple, poss?¨dent des mots dont la ressemblance est certainement de nature ? faire r??fl??chir les linguistes. Quelques rapprochements ont ??t?? tent??s aussi avec le magyar, langue s?ur d
nte de celle quail occupe dans laautre. Et remarquez que la grammaire japonaise se distingue de la grammaire des langues aryennes et des langues s??mitiques, par une syntaxe essentiellement originale. Dans cette langue, comme en mantchou, en tib??tain et en turc, la construction phras??ologique est rigoureusement inverse. En japonais, comme en turc, pour dire: ?jaai vu hier le gouverneur chassant sur les bords du Co?ˉk avec ses c
vu la pierre dans la montagne,? on construira, montis interiore-in lapidem vidit.-Les particules de condition sont des postfixes; en daautres termes, au lieu et place de nos pr??positions, nous trouvons des postpositions.-Enfin, pour donner en
est ioughor et ouighor, qui, ? son tour, rappelle le nom des Ouigours. Daautre part, le nom de Vogoules et celui des Ungari ou Hongrois, ont ??t?? rattach??s ? cette m?ame racine ostiake Ogor[11]. Enfin, on nous donne le nom de Moger, nom dont on ignore le sens[12], comme la plus ancienne appellation des Magyars ou Hongrois: ce nom renferme les trois consonnes radicales du mot Mogol, ca
de laAsie Centrale et Orientale. Si, cependant, la critique historique admettait pour cette migration le si?¨cle de laarriv??e au Japon de Zin-mou, premier mikado de cet archipel, caest-? -dire le VIIe si?¨cle avant notre ?¨re, il ne faudrait pas trouver une objection contre cette doctrine dans le silence des historiens chinois au sujet de ce grand mouvement ethnique. Laav??nement de Zin-mou et son ??tablissement dans le palais de Kasiva-bara, 660 ans avant notre ?¨re, sont ant??rieurs daun si?¨cle ? la naissance de Confucius. Or lahistoire rapporte que caest ? ce c??l?¨bre moraliste que la Chine doit la possession de ses annale
omme un chef de sauvages ou de barbares, mais bien comme le prince daune nation polie et d??j? avanc??e en civilisation. Ce foyer, o?1 le trouver, si ce n
employ??s tant?′t avec la valeur de laobjet quails repr??sentent, tant?′t avec une valeur purement phon??tique; des signes polyphones, caest-? -dire susceptibles da?atre lus de plusieurs mani?¨res diff??rentes, suivant le contexte de la phrase; des mots ??crits partie en caract?¨res id??ographiques, partie en caract?¨res phon??tiques; tant de proc??d??s graphiques employ??s simultan??ment et dans les m?ames conditions chez d
environn??e de t??n?¨bres et de myst?¨res. Ils ne sont point venus daOc??anie, comme laont suppos?? quelques ethnographes, encore moins daAm??rique: le sang mongolique coule dans leurs veines, laesprit tartare a proc??d?? ? la formation de leur grammaire, et probablemen
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